Aller au contenu

Mathieu 28, 20 - Je suis avec vous, tous les jours

Matthieu 28, 20 - Je suis avec vous, tous les jours.
L’Évangile selon saint Matthieu se termine par les mots : « Je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin des temps. » La référence serait Mt 28, 20, d’où provient le nom de domaine de ce site : MT2820.com.
 
J’avance en âge. Je suis né en 1958 et j’aurai 68 ans à l’automne 2026. Dans douze ans, j’aurai 80 ans. Les années s’accumulent.
 
Je suis un grand‑père, un mari, un père, un frère et un oncle de soixante‑sept ans.
 
Je possède une accumulation de souvenirs, et certains de ces souvenirs font l'objet de méditations, et même de méditations dans mon cœur, pourrait‑on dire.
 
Certains de ces souvenirs concernent plus que ma seule personne.
 
Voyez‑vous, à différents moments de ma vie, des événements sont survenus, des événements qui tendent vers une vérité universelle. Dans le grand dessein de notre univers, je crois qu’il existe un but, une intention, qui implique chacun de nous. Et la manière dont ces événements se sont produits me porte à croire qu’ils n’étaient pas de mon initiative, ni de mon invention, ni même de ma planification. Je n’étais qu’un témoin.
 
Voici le récit de quelques moments essentiels.
 
D’abord, je vous présenterai des événements qui vous concernent autant que moi (vous comprendrez le sens de ces mots en poursuivant votre lecture). Là se trouve le message essentiel. Ensuite, dans un deuxième temps, je raconterai plus en détail ma propre histoire, qui pourrait être divertissante, avec quelques anecdotes intéressantes. Je commencerai par quatre courts chapitres.
 
Récit 1: Prière dans une église, avec ma grand-mère
 
Un soir, vers la fin des années soixante (je crois que c’était durant l’hiver 1969, peut‑être en février 1969), j’ai accompagné ma grand‑mère à notre église paroissiale, en début de soirée. Nous vivions dans une petite ville nommée Belleterre, au Québec, Canada, alors peuplée par environ 800 personnes. Nous étions seuls, ma grand-mère et moi, tous les deux dans l’église, avec une seule ampoule à l’entrée fournissant l’éclairage minimal dont nous avions besoin.
 
À d’autres occasions où j’avais accompagné ma grand‑mère pour ses dévotions pieuses (elle priait le chemin de croix une fois par semaine, une dévotion des « Dames de Sainte‑Anne »), je me trouvais habituellement avec une tante née la même année que moi, 1958. Notre divertissement, durant les séances de prière de ma grand‑mère à l’église, était de courir dans l’allée centrale et de glisser, les pieds dans nos chaussettes de laine, sur une vingtaine ou une trentaine de pieds. Ce soir‑là, ma tante n’était pas avec nous, et j’ai décidé, considérant que j’étais dans une église, que je pouvais participer à un moment de prière. Il est possible que ce fût durant une neuvaine à Notre‑Dame de Lourdes, et je me suis agenouillé devant une représentation de la Sainte Vierge placée près de l’avant de l’église, à gauche. J’étais agenouillé à la balustrade de communion, me mêlant de mes affaires, gardant le décompte sur mes doigts des Je vous salue Marie, mes Notre Père et mes Gloire au Père, afin de compléter les neuf séquences de prières constituant le quota quotidien de la neuvaine.
 
Alors que je priais, j’ai été distrait par des pensées particulièrement profondes. Sur le moment, j’ai supposé que ces pensées provenaient de moi, mais ce dont je me souviens vivement, c’est la réalité, la vérité, qui émanait de ces pensées. Elles présentaient des éléments qui semblaient plus réels, plus présents, plus vrais que l’air même que je respirais. Je sentais que j’étais en présence de quelque chose de très… ancré. Voici comment cela s’est déroulé.
 
La première pensée, qui semblait venir de moi, fut celle‑ci : « L’humanité a son origine, son fondement, en Dieu, et sa destination est aussi en Dieu. »
 
Une affirmation très logique, me dis‑je. Nous avons une origine, d’où nous venons, et une destination, où nous allons. Nous sommes, nous existons, et il pourrait y avoir un but.
 
Quelques instants plus tard, une deuxième pensée survint : « La bonté, c’est le bien véritable. »
 
J’ai présumé que ces pensées étaient les miennes, et qu’elles étaient particulièrement profondes ce soir‑là. Je ne peux pas dire que j’ai médité ou même réfléchi à cet événement par la suite, et je n’y ai pas repensé durant les vingt années suivantes. D’autres événements, au fil du temps, ont été médités souvent, et les développements de cette soirée d’hiver n’en faisaient pas partie. En réalité, ce qui s’est produit, c’est qu’en 1988, alors que je rassemblais des souvenirs pour la préparation d’un manuscrit, cet événement m’est revenu, et j’ai réalisé à ce moment‑là, une vingtaine d’années après les faits, que c’était un événement prophétique, que j’avais reçu quelques lumières sur notre raison-d’être, étant enfant.
 
C’était un événement.
 
Récit 2: Tu as été créé par amour, pour l'amour
 
Le deuxième événement de la séquence survient à l’automne 1978, une dizaine d’années plus tard.
 
J’avais alors 19 ans, j’approchais mon 20e anniversaire. J’étais aux études, un élève parmi d’autres dans un CÉGEP à Rouyn-Noranda (au Québec). J’était aussi très préoccupé par une possibilité très réelle d’une grossesse non planifiée, liée à un amour d’été avec ma petite amie de l’époque.
 
Ce qui avait amplifié l’inquiétude, c’est que ma petite amie m’avait mentionné avoir ressenti des crampes inhabituelles dans le bas du corps, et que ses seins étaient particulièrement sensibles. Je savais que cela pouvait être des signes d’une fécondation. Le fait qu’elle ait sauté ses menstruations prévues vers la fin août n’aidait en rien. J’étais un garçon très pensif durant cette période, croyez‑moi.
 
Et je ne voulais commettre aucune erreur, car les effets seraient permanents. La question à résoudre était de savoir si la prochaine étape serait un avortement, ou si nous prendrions un risque impliquant nos deux avenirs.
 
Ma petite amie et moi étions pris de panique, d’une grande peur, oui, et le temps pressait. Je connaissais les risques de tenter d’élever un enfant avec si peu d’expérience, de connaissances, et encore moins de ressources financières. J’avais vu les résultats de relations complètement dysfonctionnelles et leurs effets dévastateurs sur toutes les personnes concernées, la dysfonction à son meilleur, ou à son pire, de la belle souffrance en familleé. Je voulais éviter cela, absolument.
 
J’ai alors entrepris un processus qui commença par un questionnement simple de mes motifs, de moi‑même, de mon être. Quel était mon but, s’il y en avait un ? Quel était le but de quoi que ce soit, vraiment ? Y avait‑il quelque chose ou quelqu’un à qui je pouvais me référer, à qui je pouvais demander une orientation, une raison, une vérité, bon sens !
 
Et j’ai commencé à prier, quelque chose que j’avais lentement abandonné au fil des ans. Incertain qu’il y ait quoi que ce soit ou qui que ce soit à l’écoute, peut‑être des mots vides offerts dans le vide, j’ai persisté malgré tout, n’ayant aucun être humain sur cette Terre en qui je pouvais faire confiance ou qui était en position de fournir une réponse crédible à mes questions.
 
Y avait‑il un but à la vie, ou n’était‑ce que l’évolution aveugle, une expérience purement accidentelle, personne en charge pour surveiller quoi que ce soit, où toute l’humanité participe à une existence purement accidentelle, sans but, sans fondement, sans objectif? Étions‑nous simplement des vagabonds tournant autour du soleil, sans direction ? Y avait‑il un bien, y avait‑il un mal ?
 
Et j’ai persisté dans la prière, n’ayant nulle part ailleurs où me tourner.
 
Jésus était‑il vraiment le Fils de Dieu ? Était‑il lié à la vérité ?
 
Cette séquence de prière a commencé le matin du 15 août, un mardi, en 1978. Je me suis réveillé ce matin‑là avec un sentiment de déception envers moi‑même, de honte, je suppose. C’était le lendemain de l’épisode. Ce matin‑là était celui d’une grande fête catholique, la fête de l’Assomption de Marie au ciel. Ma grand‑mère n’avait jamais manqué le pèlerinage annuel du 15 août à une grotte dédiée à Notre‑Dame de Lourdes, à Ville‑Marie, Québec, Canada, durant les 30 années précédentes +/‑, et cette année‑là, 1978, fut celle de sa mort (le 17 avril 1978, à l’âge de 59 ans). Ce matin‑là, j’ai fait quelque chose d’inhabituel dans ma routine matinale, en me préparant à aller travailler. J’ai pris quelques instants pour entrer dans la chambre de ma grand‑mère (surnommée « la chapelle » en raison de quelques images et statues religieuses qui décoraient la pièce). Je me suis mis à genoux et j’ai marmonné une prière, le « Notre Père », hésitant même sur certains mots, car j’étais hors de pratique, n’ayant plus l’habitude depuis plusieurs années. Je me souviens aussi avoir lu une prière écrite dans une image encadrée : « Sainte Anne, obtenez‑nous l’esprit de grâce et de prière. » Ensuite, j’ai fait mon signe de croix et j’ai poursuivi mon déjeuner avant de prendre ma marche vers le travail.
 
Avec le recul, je peux y situer ce qui fut le début d’un retournement complet pour moi. Le début d’une conversion. À cette époque, Bob Dylan avait enregistré une chanson comprenant les mots : « Gonna change my way of thinking, get myself a whole new set of rules, place my best foot forward, stop being influenced by fools. » Je traverserais aussi cette étape.
 
J’ai alors entrepris une période d’introspection profonde, sans précédent pour moi à ce moment‑là. J’étais inquiet : inquiet pour mon propre avenir, inquiet pour celui de ma petite amie, et inquiet pour l’avenir d’un enfant qui pourrait devoir vivre dans une situation potentiellement difficile. J’éprouvais une inquiétude, peut‑être non fondée, mais la possibilité de ce qui pourrait se développer m’avait rendu très pensif, peut‑être plus pensif que jamais. Que faire dans une telle situation ?
 
La peur, ou plutôt l’appréhension d’un avenir hypothéqué par une grossesse non planifiée, plaçait l’idée d’un avortement au centre de ma méditation. Ce serait une solution facile, oui, mais quelque chose en moi (probablement ma conscience) me poussait à me demander si j’avais une quelconque justification pour mettre fin à la vie d’un autre être humain simplement parce que j’avais des inquiétudes sur mon avenir. Pourrais‑je vivre avec ma conscience si je « me débarrassais » de la vie d’un autre être humain ? Et qu’aurais‑je donc à accomplir d’assez important pour que l’élimination de l’autre soit nécessaire ? Ma « liberté d’action » était‑elle plus importante que la liberté de respirer, de grandir, de penser, de jouer et d’apprendre d’un enfant à naître ?
 
D’un autre côté, qu’est‑ce qui empêcherait un avortement de plus ? Ils sont pratiqués dans nos hôpitaux presque chaque jour. Dans ma ville, Rouyn‑Noranda, en 2024, nous avons un ratio de 40 avortements pour 100 naissances vivantes. Pourquoi devrais‑je imposer des restrictions morales si tant d’autres ne le font pas ?
 
Cependant, considérations religieuses ou non, j’ai eu le réflexe de considérer que la vie d’une autre personne valait au moins autant que la mienne.
 
J’étais acculé au pied du mur : je faisais face à une possibilité très réelle d’une grossesse non planifiée, et je ne voulais commettre aucune erreur, considérant toutes les conséquences qui découleraient de n’importe quelle décision.
 
Je devais puiser à deux endroits pour chercher la réponse : un endroit était au plus profond de moi‑même, en examinant tous mes motifs et les valeurs qui les conditionnaient ; c’était l’exercice dans lequel je devais me regarder honnêtement, sans artifice, sans fausse gloire. Je devais trier ce sur quoi je voulais construire. L’autre endroit où puiser, à l’extérieur de moi, serait dans une vérité finale, universelle et authentique. Dans ce contexte, la recherche de « Dieu » à travers les repères de la religion méritait au moins une audition, une chance.
 
Et il advint qu’un jour, peut‑être en octobre 1978, je me suis trouvé à la bibliothèque du collège à la recherche d’un dictionnaire français‑anglais pour traduire un document de travail pour un projet d’équipe dans un cours de psychologie. En tentant de trouver le dictionnaire, dans les tiroirs de fiches, sous « D » pour dictionnaire, je suis tombé sur un titre dont le résumé attira mon attention. La description disait : « Dictionnaire encyclopédique préparé par un groupe de scientifiques catholiques, en réponse aux questions soulevées par les sciences humaines. » J’ai noté le numéro de référence de ce dictionnaire et je suis allé le trouver. Il se trouvait à l’étage inférieur de la bibliothèque de l’école, et j’y ai aussi découvert les rayons de livres sur la théologie et la religion. Le dictionnaire se présentait en deux volumes, une œuvre apparemment assez ancienne, à en juger par le style de reliure.
 
J’ai retiré l’un des volumes. En l’ouvrant, j’ai lu un commentaire sur un écrit biblique : « Le Seigneur Dieu prit de la poussière du sol et forma un homme ; il insuffla dans ses narines un souffle de vie, et l’homme devint un être vivant. » (Livre de la Genèse, chapitre 2, verset 7).
 
Ces versets ne sont pas des récits scientifiques de la Création, des versets dont la valeur est davantage théologique qu’historique. Cependant, le fait demeure que la vie est trop pleine de merveilles, que nous sommes trop sophistiqués comme phénomène biologique et chimique pour être « auto‑créés », pour être seulement le fruit de coïncidences innombrables. Avec des étapes évolutives étalées sur 14 milliards d’années, le résultat final est la vie sur Terre telle que nous la connaissons, notre réalité planétaire. Le processus qui aboutit à la vie est trop impressionnant pour être seulement accidentel. C’était ma réflexion alors que je remettais le livre à sa place.
 
J’ai regardé les titres de quelques autres livres dans la même section. Pour une raison quelconque, je me suis retourné pour regarder les rayons derrière moi, et j’ai réalisé que les volumes de référence en psychologie s’y trouvaient. J’ai pris un livre de psychologie sur une étagère, et je l’ai ouvert pour lire, simplement pour examiner, pour avoir un aperçu du sujet traité dans un manuel de psychologie. Le texte sur lequel je suis tombé en ouvrant le livre, sans chercher quoi que ce soit en particulier, parlait… d’amour.
 
Le texte mentionnait que la psychologie, en tant que science, pouvait faire des observations sur l’amour, mais ne pouvait vraiment le définir ou l’expliquer.
 
La psychologie, en tant que science, ne pouvait fournir une explication complète et entière quant à la raison pour laquelle une personne serait prête à sacrifier son propre confort et sa propre sécurité pour assurer le bonheur d’une autre personne. C’était l’observation écrite par l’auteur de ce texte.
 
J’ai trouvé remarquable la coïncidence des deux textes que j’avais lus en l’espace de deux minutes. L’un disait que la Création avait une origine, une origine intelligente, un but, et l’autre disait que l’amour ne pouvait être expliqué par la psychologie seule.
 
Alors que je fusionnais ces deux affirmations, combinées à ce que j’avais lu dans les Saintes Écritures, quelques vers d’un hymne liturgique me sont revenus spontanément en mémoire, des paroles d’un chant entendu quelque part, probablement à la messe. Les paroles sont :
 
Dieu est Amour,
 
Dieu est Lumière,
 
Dieu, notre Père.
 
 
Bien que cette lecture fût intéressante, elle ne facilitait pas ma recherche d'un dictionnaire français‑anglais. Je suis retourné aux tiroirs de fiches et je me préparais à continuer à les feuilleter, lorsque j’ai remarqué un dictionnaire (français‑anglais) exposé sur une table quelques pieds devant moi.
 
Quelques jours plus tard, alors que je priais et méditais, j’ai raconté, en prière, à celui qu’on nomme «Le Bon Dieu» que je me sentais réceptif à la Bonne Nouvelle de Jésus‑Christ. Cependant, bien que je sentisse en moi un mouvement naturel à accepter la Bonne Nouvelle comme vérité, j’avais besoin de quelque chose de Dieu pour confirmer que j’étais sur la bonne voie. La raison avait besoin d’un signe, d’une assurance que je ne poursuivais pas une illusion. Je pouvais facilement être induit en erreur si le motif dominant de ma recherche n’était qu’un désir d’avoir une référence sécurisante comme guide, pour donner un sens à la vie. Je pouvais facilement me tromper si l’attrait sous‑jacent n’était que la sécurité, la protection et le bonheur. Je voulais l’authenticité. J’avais besoin d’une confirmation, venant de l’extérieur de moi.
 
Je savais qu’aucun être humain ne pouvait me fournir un signe crédible, et pourtant, en même temps, je croyais qu’il était impossible de demander à Dieu de répondre directement. Ma religion ne m’avait pas enseigné cela, pour dire le moins. Et pourtant, je sentais, par instinct ou inspiration, que je n’avais nulle part ailleurs où chercher une réponse. Je méditais cela, et j’ai dit, en prière : « Si seulement Tu pouvais me donner un signe… ».
 
Ma prière s’est arrêtée là : j’étais à court de mots, stoppé net. Physiquement, j’étais à genoux au bord de mon lit, et je me suis assis sur mes talons, le temps que mon souffle me revienne.
 
J’ai senti qu’on m’avait rappelé, sans qu’aucune parole ne soit dite ou entendue, simplement senti, qu’un signe discret avait été donné quelques jours auparavant, et qu’il avait été destiné pour moi, à ce moment précis, comme réponse à un besoin que j’avais exprimé.
 
Ce fut à ce moment‑là, sans aucun mot, que j’ai accepté que j’étais au milieu d’un événement spirituel authentique, accompagnant une conversion en plein épanouissement.
 
Dans ce moment de prière, quelques jours après l’événement, j’ai réalisé pour la première fois qu’un enseignement spirituel se trouvait dans la séquence qui s’était déroulée entre deux rangées de livres, dans une bibliothèque de collège. En rejouant mentalement la séquence, une réflexion profonde sur Dieu, sur la Révélation donnée par Jésus‑Christ, prenait forme et parlait d’elle‑même.
 
Un sommet de l’enseignement chrétien, l’essence du message du Christ, avait été traduit en une séquence de « symboles ». L’enseignement sous‑jacent était le suivant :
 
Tu as été créé par amour, pour l’amour.
 
Un texte disait que l’humanité avait un Créateur. L’autre texte disait que l’Amour n’était pas vraiment explicable, qu’il y avait plus que de la biochimie dans un animal social. Il existe une dimension spirituelle à la vie. Il existe une raison profonde à notre existence. Le Christ a enseigné d’aimer Dieu et d’aimer son prochain. Ce thème était très présent dans un motif récurrent que j’avais lu dans les Saintes Écritures :
 
     
  • L’enseignement du Christ sur l’amour et le pardon, le partage, la miséricorde et la solidarité avec les pauvres, y compris les mal‑aimés et les indésirables, parfois dans un esprit de sacrifice, par amour.
  •  
  • La belle prose de Paul, de sa propre composition : « Mais si je n’ai pas l’amour, je ne suis rien » (1 Corinthiens 13).
  •  
  • Les nombreuses références où les auteurs écrivent sur la primauté de l’Amour, comme qualité essentielle à rechercher.
  •  
  • Sans oublier la parabole du Jugement dernier, où se trouvent les mots « En vérité, je vous le dis, chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits des miens, c’est à moi que vous l’avez fait. »
 
Il y avait un enchevêtrement de réalités : l’une donnait une origine à la création, par amour ; l’autre donnait un but, pour aimer.
 
Je cherchais une vérité universelle, une réalité ultime, une cause première. Ce qui m’a été donné était la clé pour comprendre l’essence du Chemin, de la Vérité et de la Vie.
 
Une synthèse s’est développée. J’avais commencé à comprendre quelque chose de profond sur Jésus‑Christ, sur la Foi, sur l’Amour. J’ai aussi compris, alors que j’étais à un carrefour de ma vie, qu’il y avait au moins deux choix possibles dans toute situation. Une personne pouvait choisir de servir le bien commun, ou de ne servir que soi‑même. Comme chrétien, cette perspective était plus profonde : je pouvais choisir de servir l’amour, ou de servir mon égoïsme.
 
Avec les années, à mesure que j’apprenais et gagnais en expérience, l’événement ressortait, gagnait en stature et en définition. L’événement des deux textes lus entre deux rayons de bibliothèque englobait de multiples dimensions d’enseignement dans une séquence finement choisie. Il démontrait plus d’intelligence que je ne pourrais en mesurer, plus de sagesse que je ne pourrais en délimiter, et pourtant, en même temps, le signe était assez discret pour respecter ma liberté de choisir librement.
 
  • Au cas où vous vous poseriez la question, ma petite amie a eu ses menstruations au début d’octobre 1978. Elle avait sauté celles du début de septembre.
 
Maintenant, revenons au récit.
 
Avec le recul, des années plus tard, j’ai réalisé qu’il y avait aussi une autre dimension à toute cette séquence de développements de l’automne 1978, l’automne de ma conversion initiale.
 
Et les événements ont commencé à s’entrecroiser, à se réseauter, comme s’ils étaient coordonnés, comme si quelqu’un était chargé de m’éduquer. Je vous en présente un.
 
Récit 3: Comment me fut présentée Sainte Thérèse de Lisieux
 
Cet événement en particulier porte la signature que je n’étais pas « laissé à moi‑même », que je n’étais pas seul, pas « livré à mes propres moyens » dans ma recherche de Dieu.
 
Un jour, en début de soirée, quelque part dans la première moitié de septembre 1978, je me trouvais dans mon appartement, réfléchissant à l’avenir, méditant autour de la question suivante : dans l’éventualité où j’élèverais un enfant avec ma petite amie, aurait‑elle les ressources de caractère suffisamment développées, aurait‑elle atteint un degré de maturité suffisant pour répondre avec moi au défi, une attitude de don qui nous permettrait de nous soutenir, nous assister et nous épauler mutuellement ?
 
Avec cette question très présente dans mon esprit, j’ai ouvert, un peu distraitement, un petit livre de poche que ma sœur avait apporté à notre appartement d’étudiants. Le titre du livre était L’Histoire d’une âme. Le texte que j’ai lu en ouvrant le livre, sans orientation ou recherche particulière, contenait les mots suivants : « Ce fut le 25 décembre 1886 que je reçus la grâce de quitter mon enfance. » L’auteure approchait alors son quatorzième anniversaire. Elle raconte comment elle était passée de l’enfance à un degré supérieur de maturité, lors de l’ouverture des cadeaux de Noël, avec sa famille.
 
Cette phrase a capté mon attention, toute mon attention.
 
Je me souviens très clairement m’être demandé si quelqu’un avait accès à mes pensées et pouvait arranger une coïncidence remarquable où je lirais un événement dont l’issue avait des connotations frappantes avec mes pensées et questions personnelles.
 
Par coïncidence, cette phrase avait un lien direct avec mon interrogation sur un sujet similaire. Dans cet événement apparemment ordinaire, j’ai pris note d’une séquence où j’avais une question en tête, et je suis tombé sur un texte qui portait sur le même sujet. J’ai continué à lire, puis j’ai lu le livre au complet, et je l’ai relu quelques fois depuis.
 
Le livre sur lequel j’étais tombé était l’autobiographie d’une religieuse carmélite ayant vécu en France vers la fin du XIXe siècle. Son nom était Thérèse Martin, maintenant connue sous le nom de Sainte Thérèse de Lisieux. Elle avait écrit son autobiographie à la demande de sa supérieure de couvent (sa sœur biologique, Pauline Martin).
 
Dans son autobiographie, elle a écrit abondamment sur sa relation avec Dieu. Sans le savoir, à l’époque, elle enseignait au monde que l’essence de la vie consiste à aimer Dieu en aimant notre prochain. Toutes les actions, grandes ou petites, doivent être conditionnées par cet amour. Elle enseignait aussi la « petite voie de sainteté », où elle ne cherchait pas à atteindre la sainteté par ses propres moyens et efforts, qu’elle jugeait trop faibles, mais en permettant à Dieu d’accomplir sa sainteté par sa puissance, en utilisant seulement la disponibilité de la personne.
 
Sainte Thérèse a marqué l’Église en déclenchant un renouveau spirituel, un courant « retour aux sources » qui redécouvrait l’amour affectueux de Dieu pour l’humanité, individuellement et collectivement. J’ai trouvé dans l’autobiographie de Sainte Thérèse un autre reflet d’un thème récurrent : Dieu est Amour.
 
Au fil des ans, j’ai lu et entendu de nombreux récits où des personnes ont découvert Thérèse de Lisieux par des coïncidences arrangées, semblables à la manière dont j’ai trouvé ce livre à ce moment précis. Elle a aussi la réputation d’annoncer une grâce à venir par le signe d’une rose qui apparaît, sous une forme ou une autre, dans une circonstance ou une autre. Il existe de très nombreuses histoires concernant Sainte Thérèse et le signe de la rose. J’en mentionnerai quelques‑unes plus tard.
 
Une courte phrase en dit long sur l’impact de Thérèse de Lisieux : le Pape Pie X (qui fut lui-même canonisé, et dont le corps fut préservé de la putréfaction) avait dit ceci de Thérèse : « Elle est la plus grande sainte des temps modernes ».
 
Récit 4: Je t'ai appelé

L’événement suivant survient en 1984, le 27 mai, un dimanche matin.
 
J’ai présenté un récit de certains événements qui pourraient suggérer qu’il existe une correspondance, une interaction, avec Celui à qui la plupart d’entre nous adressons nos prières. Avec le recul, je peux détecter un certain nombre d’événements où j’ai raison de croire que l’Esprit Saint était impliqué. De mes études et de mon expérience personnelle, j’ai appris que le rôle essentiel de l’Esprit Saint est de révéler Dieu, de guider, d’enseigner et de conduire à Dieu. Je peux voir la signature révélatrice de ces événements et leur réseautage. L’événement suivant met cette réalité en lumière et rend évidente l’origine, la source, de ce qui se déroulait.
 
Oh, et soit dit en passant, laissez‑moi mentionner un autre élément : au printemps 1984, je me préparais à entrer au séminaire à l’automne 1984, pour entreprendre mes études en vue de devenir prêtre catholique.
 
Au printemps 1984, le diocèse de Rouyn‑Noranda était l’hôte d’un Congrès charismatique, un rassemblement de fin de semaine (25‑26‑27 mai 1984) qui remplirait un aréna (peut‑être 2 ou 3 mille personnes). J’étais l’un des musiciens dans un groupe qui accompagnait la chorale.
 
Dans l’après‑midi du samedi 26 mai, un incident apparemment insignifiant s’est produit, mais il a mené, par coïncidence, à un rassemblement de presque tous les conférenciers invités du congrès, le lendemain matin.
 
Vers la fin de l’après‑midi du samedi 26 mai, alors que le groupe de musiciens et moi accompagnions la chorale dans un chant qui exigeait un changement de tempo vers la fin, il y eut des erreurs dans le synchronisme du changement, ce qui a entraîné un mélange musical, et quelques mots fâchés ont été échangés entre les musiciens après la contre‑performance. Je n’ai pas participé à l’échange, n’ayant pas été blâmé, mais j’ai discrètement fermé l’amplificateur de ma guitare basse, pensant sarcastiquement : « Laissons les artistes jouer seuls. » J’ai ensuite ignoré les chants suivants. Mon amplificateur était silencieux, comme ma façon de dire « Non », et j’étais plus qu’un peu fâché de l’attitude dans le groupe, et surtout fâché de ma propre attitude.
 
Les chants que je boycottais étaient des chants sur l’Amour de Dieu… J’étais très conscient du contraste entre mon attitude et… ce que j’aurais dû jouer. Déçu par ce contraste, un peu découragé de moi‑même, j’ai prié Dieu, disant : « Où est la guérison, où est la réponse ? Comment un cœur se libère‑t‑il de l’amertume ? Comment un cœur devient‑il comme le tien ? »
 
J’ai cherché la solution dans la prière, et j’ai quitté ma place avec les musiciens pour me rendre à la salle utilisée pour la prière, la prière d’intercession par l’imposition des mains. J’avais bénéficié d’une grâce spéciale de pardon de cette manière quelques années auparavant, et j’ai supposé que ce serait l’endroit où chercher, dans une recherche honnête de guérison. Lorsque je suis arrivé à la salle de prière, j’ai pris place dans la file, pour recevoir quelques minutes plus tard l’annonce que l’équipe de prière prendrait une pause de quelques heures, car elle était occupée depuis le matin, sans arrêt, n’ayant même pas arrêté pour le dîner.
 
La prière d’intercession était donc remise à plus tard. Je suis retourné à ma place avec le groupe, j’ai rallumé l’amplificateur et j’ai continué à jouer. J’avais l’intention de recevoir une prière avec imposition des mains à un moment ou un autre durant la fin de semaine, lorsque l’occasion se présenterait.
 
Le lendemain matin, dimanche 27 mai 1984, j’ai déjeuné avec le reste du groupe dans la cafétéria du couvent des Sœurs de Notre‑Dame Auxiliatrice, à Rouyn‑Noranda. Pendant le déjeuner, le père Pierre Rancourt, un conférencier invité, est venu s’asseoir avec nous. Nous avons parlé, même chanté quelques vers d’un chant de notre répertoire. Au cours de la conversation, j’ai demandé au père Rancourt s’il avait le don de prière par imposition des mains. Il a répondu « Oui », et il a expliqué comment ce don lui était venu. Je lui ai demandé si je pouvais bénéficier d’une prière d’intercession, et il a dit : « Oui, bien sûr. Nous ferons cela après que les autres auront fini leur déjeuner », en référence aux conférenciers invités qui déjeunaient à une table voisine.
 
Quelques minutes plus tard, le père Rancourt a annoncé aux autres conférenciers qu’il y aurait une séance de prière improvisée. Je me suis alors assis à leur table, qui venait d’être débarrassée du déjeuner. Le père Émilien Tardif se tenait à ma gauche, le père Rancourt à ma droite, et une sœur nommée Louise se trouvait directement derrière moi. Ils ont posé leurs mains sur mes épaules. Assise en face de moi, à la table, se trouvait sœur Huguette Auger. Elle a posé ses mains sur les miennes, sur la table. Ils ont commencé à prier et à chanter en langues.
 
Après quelques instants de prière en langues, sœur Huguette a reçu un message, en prophétie, pour moi.
 
Les mots suivants furent dits :
 
Mon enfant bien-aimé, je t'ai appelé.
J'attends seulement que tu me donnes tout.
Tu verras que lorsque tu m'auras tout donné, tous les obstacles s'aplaniront.
Tu n'auras qu'à avancer dans la confiance ; je serai avec toi.

Les mots ont été reçus dans un calme solennel. Je n’étais pas du tout surpris par les premiers mots. Ils avaient été annoncés d’avance, tacitement, et étaient cohérents avec les événements qui s’étaient déroulés jusqu’à ce matin‑là, dans les onze mois précédents, en particulier. Dans la séquence des mots prononcés, trois choses étaient communiquées:
  • un appel était confirmé
  • une condition, un prérequis, fut présentée ;
  • une promesse était faite, semblable à celle d’une Alliance biblique.

La prophétie serait confirmée, dans d’autres événements à venir, avec une finesse et une inventivité démontrant un génie et un contrôle absolus.

Quelques secondes de silence ont suivi les mots de la prophétie, puis sœur Huguette m’a parlé (non en prophétie, mais elle a exprimé ce qu’elle sentait devoir me dire) :
 
Tu auras une spiritualité solitaire, dans le sens où tu n’auras pas ton semblable dans ton entourage. Ce sera ainsi, afin que tu puisses partager une intimité avec Jésus‑Christ. Passe (gaspille, dit‑elle) beaucoup de temps en présence du Saint‑Sacrement, car ce sera ton ancre et ton soutien.
 
Le père Tardif a ensuite parlé, et il m’a dit que tout donner à Dieu inclurait même ma réputation, et il m’a suggéré de ne pas tenir compte de ce que les gens diront, de ne pas m’inquiéter de ce que les gens penseront. Cela pourrait signifier que je pourrais être perçu comme « déséquilibré, illuminé », mais de ne pas laisser cela m’entraver, de ne pas en être troublé.
 
Lorsque sœur Huguette avait mentionné l’expression « spiritualité solitaire », cela confirmait une réalité dont j’étais déjà conscient. J’étais déjà habitué à progresser sur un chemin authentiquement chrétien, sans recours à un directeur spirituel, tout en sentant instinctivement que j’avais mes différences avec la plupart des gens, que le chemin que j’avais suivi jusque‑là était authentique, et qu’il ne s’agissait pas d’un christianisme « d’accompagnement » issue de la culture ambiante, culturellement inculqué. Je n’étais dépendant de la direction d’aucun individu, groupe ou Église. J’étais dépendant de la réponse à ma prière, dépendant du soutien et du conseil que seul l’Esprit Saint pouvait accorder.
 
J’ai tenu et je tiens toujours en respect les paroles qui avaient été prononcées ce matin‑là. Elles confirmaient toute une séquence d’événements, et j’étais en train d’apprendre d’un maître, dans une forme de disciple qui j’aurais cru impensable quelques années auparavant.
 
Après la période de prière pour moi, nous avons ensuite prié pour sœur Huguette, à sa demande. Pendant la prière, le père Tardif a mentionné qu’il sentait, dans sa prière, qu’il y avait quelque chose dans l’Église contre quoi sœur Huguette avait combattu, mais qu’elle allait maintenant défendre cette même cause. Le père Tardif a alors ouvert sa Bible, sans chercher, et a lu un passage où Paul décrit qu’il avait autrefois combattu contre, mais combattait maintenant pour, la Bonne Nouvelle de Jésus‑Christ. Sœur Huguette semblait très consciente de ce qu’était ce « quelque chose ».
 
Nous nous sommes ensuite levés, et chacun est parti en direction de l’aréna pour la dernière journée du Congrès charismatique de Rouyn‑Noranda. L’événement était mémorisé. La méditation était commencée. Elle se poursuivrait pendant de nombreuses années.
 
Plus tard ce soir‑là, de retour à la maison, je me trouvais à genoux dans ma chambre, devant ma statue de Marie, priant Dieu (avec Marie). Je remerciais le Bon Dieu pour les merveilles que nous avions vues et entendues durant la fin de semaine du congrès, et pour les grâces particulières reçues, surtout pour la prophétie qui m’avait été donnée le matin de ce même jour. Je savais que je raconterais certains des événements qui avaient eu lieu, mais je me demandais si je devais raconter aussi l’épisode de la prophétie prononcée à la table du déjeuner. Devais‑je en parler comme l’une des merveilles vécues, ou devais‑je rester discret et la garder pour moi ? Alors que je demandais à Dieu ce qui serait le plus sage, j’ai senti une inspiration d’ouvrir un livre parmi une pile près de mon lit, intitulé Appel au monde d’aujourd’hui.
 
J’ai ouvert le livre au hasard sur les lignes suivantes, et j’ai lu :
 
Abandonne-toi, ne cherche pas ce que tu dois dire, je serai avec toi.
 
Mon règne, c'est un règne d'amour et seules les âmes qui me contemplent dans la solitude sont prêtes à aller à mon peuple.  Mes traits sont imprimés en elles et plus rien ne peut briser cette intimité.  Oui, enfant de ma tendresse, l'heure est venue de ne plus séparer mon amour et l'amour de tes frères.  Tu ne sais trop comment, mais Moi, j'agis.  Je te placerai dans l'occasion de faire passer ma Parole.
 
Je croyais avoir été témoin d'événements merveilleux dans le passé, mais là, j'avais de la compagnie dans le silence de ma chambre. J'en croyais à peine mes yeux.  Les thèmes solitude-contemplation-intimité avec Dieu-apostolat fécond se retrouvaient dans le texte. Ils se retrouvaient aussi dans ce qui m'avait été dit le matin même, alors que les gens avaient prié sur moi. Il y avait beaucoup de joie, de bonheur, de jubilation et la présence réconfortante de Dieu dans le silence de ma chambre ce soir‑là.
 
Le moment de ces événements était parfait. J’avais déjà reçu la confirmation du Collège des dominicains à Ottawa que ma demande d’admission était acceptée et que je commencerais mes études à l’automne suivant. J’avais déjà annoncé à mon employeur que je quitterais mon travail à la fin août 1984. Je disais déjà à quiconque s’y intéressait que je partirais à l’automne pour commencer mes études en vue de devenir prêtre. La prophétie m’est parvenue comme un encouragement à continuer. Je n’ai fondé aucune décision ni pris aucune orientation à partir de cet événement. Je n’étais certainement pas manipulé par qui que ce soit à cette table, à l’exception de l’Esprit Saint, si vous me permettez l’expression. En fait, la question pouvait se poser : comment sœur Huguette avait‑elle reçu les informations qu’elle avait ? Nous n’avions jamais parlé ensemble, et nous ne nous étions jamais rencontrés auparavant, pourtant elle savait certaines choses sur moi que je n’avais jamais dites à personne. L’événement dans le silence de ma chambre était une confirmation et une conclusion appropriée à cette journée très spéciale.
 
L’esprit prophétique qui avait guidé les premiers chrétiens, qui avait inspiré la rédaction du Nouveau Testament, et qui avait inspiré d’innombrables croyants à travers les âges, m’avait parlé ce jour‑là.
 
Avec les années, à mesure que j’apprends et que je gagne en expérience, l’événement ressort, gagne en stature et en définition. L’événement de la prophétie du matin du 27 mai 1984 englobe de multiples dimensions d’un enseignement dans une séquence finement choisie. Il démontrait plus d’intelligence que je ne pourrais en mesurer, plus de sagesse que je ne pourrais en définir, et pourtant, en même temps, il était assez discret pour respecter ma liberté de choisir librement.
 
Épilogue: Cela étant dit
 
Pris individuellement, les événements racontés jusqu’ici ont peu de poids, peu de signification, ne présentent en soi, pris seuls, aucune « preuve » d'un réponse à une prière. Il pourrait ne s'agir que rien d'autre que ma perception et mon interprétation d’un certain nombre de coïncidences ou d’événements mineurs. Devant un tribunal, les preuves que je présente seraient qualifiées de « fragiles », et à juste titre, je suis le premier à en convenir.
 
Cependant, doté d’au moins une ration normale d’intelligence, je prends note lorsque la série d’événements semble coordonnée. Lorsque le réseautage apparaît, cela attire mon attention.
 
Certes, mon parcours est assez unique. Je ne peux pas dire que j’ai rencontré une autre personne qui puisse prétendre avoir une collection similaire d’événements personnels et de souvenirs à méditer dans son cœur.
 
Cependant, ce que je voudrais souligner maintenant, c’est que les quatre récits ci‑dessus ont en commun une description, une présentation, de Celui à qui nous avons tendance à adresser nos prières. J’ai réalisé seulement récemment, à l’automne 2025, qu’il existe un thème commun, avec certaines caractéristiques communes, dans les événements de 1969 +/‑, 1978 et, dans une certaine mesure, 1984.
 
Alors que j’étais en prière (en me mêlant de mes affaires, puis‑je ajouter), quelque chose concernant Dieu m’a été présentée. Essentiellement, notre raison d’être était décrite, résumée en quelques mots : Tu es né par amour, pour l’amour. Les événements de 1969 et 1978 expriment essentiellement la même chose, présentaient le même Dieu, et présentaient notre relation : notre origine est en Dieu, et notre destinée est aussi en Dieu.
 
Un trait commun dans ces événements est la simplicité, l’essence, de ce qui était donné. Il n’y a pas une multitude de règles et de règlements. Dans les Écritures, Jésus a dit d’aimer Dieu et d’aimer son prochain. La parabole du Jugement des nations démontre que pour aimer Dieu, il faut aimer son prochain. « C’est à moi que vous l’avez fait », dit le roi dans la parabole. Vous avez agi par bonté envers quelqu’un ; ce quelqu’un était le roi.
 
De qui venait l’initiative pour que les événements aient un fil conducteur commun ? J’étais en prière, oui, mais c’est là toute l’étendue de mon initiative : un cœur attentif, tout au mieux. Le reste n’a pas été causé par moi. Ce qui soulève une autre question : si ce n’était pas mon initiative, d’où venait‑elle ?
 
Une prophétie a été reçue, qui débute par les mots « Mon enfant bien‑aimé ». Dans mon expérience, jamais une prophétie n’est dite pour le seul bénéfice de celui qui la reçoit. D’une manière ou d’une autre, elle apporte un élément de révélation et un élément d’orientation. Toute prophétie est aussi fondamentalement un enseignement. J’ai raison de croire que lorsque nous lisons l’expression « Parole de Dieu » dans les Saintes Écritures, l’expression renvoie au phénomène de la prophétie, et qu’elle était très courante dans l’Église primitive. De la main même de l’apôtre Paul, nous avons les mots suivants (immédiatement après son enseignement sur « Si je n’ai pas l’amour, je ne suis rien ») : « Efforcez-vous d’atteindre la charité. Recherchez avec ardeur les dons spirituels, surtout celui de prophétie. » (1Cor, 14,1) Les mots tout au début de la prophétie, « Mon enfant bien‑aimé », qui m’ont été dits ce matin du 27 mai 1984, peuvent s’appliquer à chacun de nous, y compris vous.
 
Voilà, en moins de 7000 mots (6720 mots, précisément), l’essentiel de ce que je voulais vous dire.
 
J’écrirai davantage plus tard.
 
Merci, et mes salutations les plus cordiales.
De la première lettre de Paul aux chrétiens à Corinthe, 15e chapitre  (écrite vers l'an 56):

16 Car si les morts ne ressuscitent pas, le Christ non plus n’est pas ressuscité.
17 Et si le Christ n’est pas ressuscité, votre foi est sans valeur, vous êtes encore sous l’emprise de vos péchés ;
18 et donc, ceux qui se sont endormis dans le Christ sont perdus.
19 Si nous avons mis notre espoir dans le Christ pour cette vie seulement, nous sommes les plus à plaindre de tous les hommes.

Si le Christ n'est pas ressuscité, nous sommes les plus à plaindre de tous les hommes.

Je n'étais pas présent à la Résurrection de Jésus de Nazareth. Je ne peux affirmer que j'ai vu de mes yeux, que j'étais présent, lorsqu'il est sorti de son tombeau. Toutefois, vingt siècles plus tard, je peux attester et dire que oui, j'ai vu de mes yeux et j'ai entendu de mes oreilles, de faits, des événements, qui trouvent leur cause, leur source, dans un événement très ancien.

Je suis né en 1958, au Québec, au Canada, dans un village du nom de Belleterre. Au moment d’écrire ces lignes, j’ai atteint mes 67 ans. Nous sommes en 2026.

J’ai été témoin au fil des années de quelques événements que l’on pourrait décrire comme étant de remarquables coïncidences. Au fait, il s’agit d’une remarquable suite de remarquables coïncidences. Le pattern, une remarquable suite de remarquables coïncidences, n'est pas tellement différent de ce qui est observé aujourd'hui au niveau de la science (cosmologie, biologie, géologie et compagnie), du Big Bang jusqu'à aujourd'hui, qui aboutit à la vie sur la Terre telle que nous la connaissons, où nous avons repéré et observé, scientifiquement, une remarquable série de remarquables coïncidences qui font que vous respirez de l'oxygène, que vous buvez de l'eau, et que vous avez de quoi vous nourrir pour vous maintenir en vie et en santé. Et la plupart d'entre vous êtes passablement intelligents. La même question se pose : s'agit-il d'une simple série de coïncidences, de pur hasard, où est-ce qu'il y a une origine et un but à tout cela?

Revenons à mon récit. Pour guider votre lecture, je vous propose deux questions  :

  • Les coïncidences relatées dans le récit que je partagerai avec vous sont-elles liées? C’est-à-dire, au niveau de leur causalité, s’agit-il d’un « arrangement » qui raconte une histoire, ou qui communique un message, un appel même?
  • L’autre question qui se pose, c’est au niveau de l’origine des événements : de qui vient, ou d’où vient, l’initiative pour générer cette remarquable série de remarquables coïncidences?
   
 
 
Pour vous donner un aperçu du contenu de ce récit, le nom du domaine de ce site Web, mt2820.com, provient du texte suivant, situé à la toute fin de l'Évangile de Matthieu :
De l’Évangile de Matthieu, chapitre 28, verset 20 :
20 apprenez-leur à observer tout ce que je vous ai commandé. Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde. »

En 2001, il y a déjà près de 25 ans, j’avais publié un livre-témoignage, 180 pages et 50,000 mots +/-, portant le titre « Je serai avec vous, tous les jours. »

J’ai découvert, au fil des mois après sa publication, que j'avais surestimé la capacité du lectorat (en général) de saisir le sens de ce qui était contenu dans les pages imprimées. Étonnants qu'étaient les commentaires qui démontraient que la cible était ratée, moi qui voulais annoncer que... j’avais prié, et qu'on m'avait répondu! Non, plutôt, ce que mes oreilles entendaient, c’était « il parle de sa grand-mère », « il raconte son histoire », « ça me rappelle mon enfance », « ce n’est pas toute vraie, ce qui est là-dedans ». (Soupir).

D’autres personnes, par contre, des gens d’une culture spirituelle plus développée, m’ont dit « à la deuxième et troisième lecture, j’ai été ému, de nouveau, en relisant les événements. C’est très bon signe. », ou encore, « j'ai commencé à le lire, et je ne pouvais le mettre de côté », ou encore, (de la part d'un vieillard, à la sortie d'une église) « Ce livre-là, c’est la bonté même. Ça va se faire traduire, et ça va faire le tour du monde. »

Cela étant dit….
 
Je vous propose une première lecture, un très bref résumé, en condensé, comprenant l'essentiel autour du fil conducteur, un récit portant sur des éléments marquants vécus selon leur chronologie propre. Et je vous propose, bien sûr, deux questions pour accompagner votre lecture :
 
1.       Les coïncidences sont-elles liées?
2.       Si lien il y a, d’où vient l’initiative?

Voilà pour l'introduction. Je vous propose les extraits suivants, regroupant l'essentiel du récit, selon leur ordre chronologique, concentré autour des périodes suivantes :
En somme, je me propose de livrer une apologie de la foi. Pour contacter l'auteur : claude@mt2820.com

Bonne lecture.





Retourner au contenu